‹ Œuvres poétiques.Chapitre 178 sur 235 · GRACILIS · texte numérisé non relu

GRACILIS

1 andis que le géant, sous sa botte qui sonne, Arpente les sommets que nous ne voyons pas, Viens à moi, Cendrillon ! Ton pied d^enfant, mignonne, Ferait quatorze pas dans un seul de ses pas.

Quel honneur de toucher aux astres qu'on étonne ! Pour atteindre là-haut j'aimerais ses grands bras! Mais, si dans mes dix doigts ta taille s'emprisonne. Mon ciel n'est pas moins beau pour être un peu plus bas.

Que va-t-il rapporter à l'Ogresse adorée?

Quelque étoile arrachée à l'écharpe éthérée, Quelque perle surprise aux écrins ténébreux.

Moi! sans aller si loin, je te monte en camées De ces petites fleurs par un Dieu nain semées Sur les petits gazons, pour les nains amoureux.

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