DES PAS SUR LE SABLE
V^'était un pied mignon, — pied de vierge, sans doute, Mutin, cambré, furtif, se posant finement; Pour trouver Cendrillon au bout, le roi Charmant Aurait suivi ce pied cent ans, de route en route.
Un pied , non , c'en était la marque seulement. Je verrai Cendrillon, dis-je; et, coûte que coiîte. Me voilà sur sa trace, et chaque pas ajoute A la fée idéale un nouvel ornement.
Je suivis cette empreinte, ainsi, durant deux lieues , Tant qu'enfin j'arrivai près du lac aux eaux bleues ; Le joli pied s'était arrêté juste au bord.
De retour, nul indice ;— à droite, à gauche. Impasse !
Cendrillon s'était-elle envolée en l'espace?
Le lac profond dormait, muet comme la mort !
28 PASTEtS ET MIGNARDISES.