FLEURETTE
J 'aperçois le moineau venir Jusqu'à mon seuil piquer la graine; La bise noire se déchaîne ; La neige aux branches va tenir.
Un jour d'été , — quel souvenir ! — Nous traversions tous deux la plaine, Arrachant des fleurs à main pleine ; Tu boudais, et, pour te punir,
Je semai sur ta tête aimée
Toute une gerbe parfumée.
Il faisait si chaud , — souviens-toi —
Que, dans cette pluie étoilée.
Une fleurette à'aimei-moi Sur ton front demeura collée.