HORRIDA
v^'est assez maquiller le visage de Flore.
Laissons pour les trumeaux le lapis-Iazuli^ Le carmin qui fait rose et le crocus qui dore. Le sentiment du beau, c'est Thorreur du joli.
Viens, Satan, me broyer un ton chaud et sonore! Prends le bitume roux dont ton bouge est rempli, Et Pincarnat du sang par la flamme embelli, Et le bleu-noir du fer aux rehauts de phosphore.
Sur un fond désolé,' lourd, lugubre, étouffant. Avec ces trois couleurs peins-moi Phorrible enfant Par qui mon âme souple au mal fut entraînée;
Mais, pour être bon prince, ô Satan! peins aussi. D'un coin là-haut, quelque ange en amoureux souci Tendant la clef des Cieux à la belle damnée.