ANGELICA
V^ui, tu descends des deux et n'as rien des mortelles ! Ton être est condensé d'arôme aérien, Et sur ta fine épaule, en y regardant bien, J'apercevrais encor la marque de tes ailes.
Cest toi ma Béatrice et mon divin gardien !
Parle! et devant ce chœur d'étoiles solennelles, Je me voue à ton culte, âme et corps ! ne crains rien : Je suis le Roméo des amours éternelles !
— Viens sceller, me dis-tu, cette tendre union ; Et qu'un écrit passé devant tabellion,
Sous le timbre au fisc, au monde entier Fattcste.
— Et demain, me voilà prisonnier, par exploit D'un ange,— assurément ! — en plein paradis,— soit ! Tenez ! ange adoré, rompons ! — }e vous déteste !
2^6 KIGULIMES.