‹ Œuvres poétiques.Chapitre 198 sur 235 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

J'avais déjà saisi dans la troupe féerique Quelques profils an vol, et j'allais poursuivant. Lorsqu'une beauté fière, au regard colérique, Me dit : « Poëte fou ! ne va pas plus avant !

Sommes-nous fleurs qu'on sèche, ou papillons qu'on pique Dans le casier poudreux où se mire un savant ? Autant fixer l'essor des ondes ou du vent, Autant nombrer lesfetix du ciel sous le tropique !

Notre type immortel, c'est la variété !

Dieu passe, à l'ordonner, toute l'éternité.

Et l'homme prétendrait l'épuiser dans sa vie!

Va! si lourd soit le fonds d'un docte ou d'un amant, Quelque chose toujours y manque, — et justement Ce qui manque est l'objet qui fait le plus envie. »

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