ON A SES PAUVRES
Lr'hiver est venu. La vendange Dort son soûl dans le cuvier plein, Et les énormes sacs de grain Font fléchir le sol de la grange.
Le maître va, vient, compte et range ; II ne vit jamais pareil gain ; « Mais, dit-il, Dieu sait bien qu'on mange.
Et qu*on fait sa part au prochain. »
Un rouge-gorge à voix fluette, Frère quêteur du rien qu'on jette.
Chantait sous l'auvent du fournil.
— u Sans ces pillards, j'aurais paut-être Un sac de plus! » dit le gros maître.
Qui Fabat d'un coup de fusil.
254^ DKKNIERS SONNETS.