‹ Œuvres poétiques.Chapitre 204 sur 235 · SUR CETTE MER SOURNOISE · texte numérisé non relu

SUR CETTE MER SOURNOISE

A MADFMOISFI. T. E ADKI. E SOUCRIKR

Our cette mer sournoise où les brisants font rage. Une épave sans prix, c'est le roman de mœurs; Qu'une vierge, engloutie en ses fraîches primeurs, Flotte, sans voile au flanc quel beau succès — d'outrage !

Et tu veux affronter ce public d'écumeurs A l'affût d'un scandale ou d'un galant naufrage? Poète, y songes-tu ? De ces guetteurs d'orage N'attends ni les bravos ni les sottes clameurs.

Livre aux flots le trésor de tes chères pensées. Comme une enfant les fleurs dans sa course amassées ! Les blasés se riront ds l'odorant essaim ;

Mais quelque ami fervent des grâces enjouées Recueillera ces fleurs à ses pieds échouées, Et de leur chaste encens parfumera son sein.

DICKNiËKâ SONNETS. 2$$

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