‹ Œuvres poétiques.Chapitre 209 sur 235 · AMI, PRENDS TES PINCEAUX · texte numérisé non relu

AMI, PRENDS TES PINCEAUX

A. mi, prends tes pinceaux: que ton art fasse voir L^amoureux idéal dont ma p3nsée est pleine.

Son air est distingué, sa démarche sereine, L'Inès du Cid avait ca teint chaud, cet œil noir.

Moins doux que son sourire est le soleil du soir, Sa voix semble un ruisseau de perles qu'on égrène^ Sa sombre chevelure est un rêve d'ébène.

Son haleine doit être un secret d'encensoir.

Sous l'adorable chair mets une âme vaillante ; Aux charmes de l'esprit, surface pétillante, Ajoute un cœur ouvert aux exquises bontés.

— Est-ce tout? me dis-tu. Va donc au cimetière ; Tu verras ce portrait gravé sur mainte pierre. Nos défuntes amours ont toutes les beautés.

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