‹ Œuvres poétiques.Chapitre 222 sur 235 · A UNE JEUNE F I 1. 1. E MALADE · texte numérisé non relu

A UNE JEUNE F I 1. 1. E MALADE

v^uvreau printemps ! tout pâme à ses tièdes bouffées. Senteurs de l'aubépine et de l'amaryllis.

— Hélas ! je sais des fleurs faute d'air étouffées^ Et j'ai vu de la bave au manteau blanc des lis !

— Les nids sont en amour, et^ comme au temps des fées. D'invisibles chanteurs les grands bois sont remplis.

— Hélas ! j'ai vu l'autour égorger ces Orphées, Et je sais des oiseaux qui se trompent de lits.

Ainsi ce beau soleil, dont la splendeur nous tente^ Mène après lui le mal comme une ombre attristante. Que t'importe sa vue, ô captive du corps?

Regarde en toi ! c'est là qu'est le printemps sans drame ; Pour t'enivrer de fleurs, de lumière et d'accords, Entr'ouvre seulement la porte de ton âme.

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