UN SOIR D'ÉTÉ
Un
soir d'été y vaguant par un beau clair de lune, Je fis rencontre ici d'un démon de beauté.
Était-ce une fleur pâle ou fraîche, blonde ou brune? Vraiment , on n'y voit pas si près, un soir d'été.
S'il en est une armée en simplesse et fierté , Ardente par nature et prude par fortune, Vrai trésor d'amertume et de suavité, C'était elle, — ou du moins sa sœur, s'il en est une.
Durant une heure , il plut du feu sur mes désirs; Mais l'aube vint fermer aux suprêmes plaisirs Ce paradis des sens ouvert durant une heure.
Je ne crois pas aux sorts, cher lutin que je pleure; Mais ton ombre m'obsède et s'attache à mes pas, Volupté? je le crains; Amour? je ne crois pas.
PASTELS ET MIGNAKDXSES. jj