‹ Œuvres poétiques.Chapitre 25 sur 235 · INFLUENZA · texte numérisé non relu

INFLUENZA

/\vant toi , j'ai foulé le sol où ton pied passe ; Que de fois j'agaçai tes échos familiers f Tes ruisseaux, tes bosquets, tes grottes, tes halliers, En dépit de la tienne ont retenu ma trace.

Jeune fille, sais-tu que le temps ni l'espace N'éteignent ces rayons nés de nous par milliers? Ces effluves pensants , atomes singuliers , Survivent à nos corps quand la forme s'efface.

Où les seina le cœur , ils reviennent la nuit. Voici le soir : prends garde ! en marchant tu soulèves Ces esprits qui dormaient et qui furent mes rêves ;

C'est fait de ton repos si l'un d'eux te poursuit ! Tu languiras d'un mal impossible à décrire ^ Et ta lèvre à jamais perdra son gai sourire.

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