LA NOTE ÉTERNELLE
Autrefois, par un jour de tiède renouveau, Quand la terre se pâme au baiser qui la frôle , J'allais couper au bois une branche de saule Dont j'évidais Pécorce en léger chalumeau.
Madeleine, le cou tendu sur mon épaule.
S'extasiait d'ouïr, par la voix du rameau,.
La note gazouillante ainsi qu'un chant d'oiseau Sous sa lèvre et la mienne éclore à tour de rôle
Aujourd'hui, Madeleine a des fils, beaux garçons; Dès qu'avril sème l'air de fleurs et de chansons , Sous les saules branchus , près du lit des fontaines .
Ils s'en vont , deux par deux avec leurs Madeleines , Sur la flûte de Pan s'essayant à leur tour , Continuer l'accord de l'éternel Amour.