‹ Œuvres poétiques.Chapitre 65 sur 235 · A UN PROTE · texte numérisé non relu

A UN PROTE

V^uand^ du couteau dMvoire, ô délicat lecteur, Tu déchires la page, encor vierge, d'un livre, Couché sur ta dormeuse , ainsi qu'un séducteur Déflofant quelque amour que le hasard lui livre.

Sais-tu que la beauté dont ton regard s'enivre Coûta neuf mois d'angoisse au pauvre correcteur? Faust seul ne fei:ait point qu'Homunculus pût vivre , Si Wagner ne veillait au creuset protecteur.

Salut, guetteur obscur de la phrase infinie, Gardien du caractère, à la ligne enchaîné, Qui fais pour notre gloire un travail de damné!

Ah! sans doute, jadis, pur esprit d'harmonie. Ton orgueil fut si grand , que Dieu t'a condamné Â lustrer ici-bas les plumes du Génie !

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