‹ Œuvres poétiques.Chapitre 69 sur 235 · INQUIÉTUDE · texte numérisé non relu

INQUIÉTUDE

Ooleil de mon pays y toa sourire est bien doux ! Tu mènes si gaîment les saisons tempérées !

Ta fais mûrir le pampre, et tu pares pour nous Les belles aubes d'or et les fraîches vesprées.

De tes mâles rayons les peuples sont jaloux y Car tu mets aux seins blancs des artères pourprées ; Et , pour boire Textase en tes fleurs adorées , Les papillons de loin se donnent rendez-vous.

D'où vient que pour te fuir mes désirs ont des ailes? Vents et mers, portez-moi vers des plages nouvelles! L'aigle a soif de voler , l'homme a soif de souffrir !

Moi, je voudrais goûter cette saveur puissante Que laisse au cœur le mal de la patrie absente , Et mourir loin de toi du regret de mourir.

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