‹ Œuvres poétiques.Chapitre 68 sur 235 · TROP HEUREUX · texte numérisé non relu

TROP HEUREUX

Ulysse, vÊi jour, songeait, tandis qae Pénélope Filait à ses côtés, l'œil chastement baissé; Il songeait aux périls de la mer, an Cyclope, Aux noirs enchantements de la blonde Circé.

« Dieux Lares , pensait-il , plaignez un misanthrope

Que le repos condamne aux regrets du passé !

Le bonheur du foyer conjugal m'enveloppe

Comme un manteau de plomb ; j'en suis tout affaissé.

• Est-ce là l'ambroisie, ô Charités blasées.

Que vous versez aux bons dans les Champs-Elysées?

Ne pourra-t-on vous fuir, cieux de l'Hymen boudeur.

Où la Vertu placide exhale, en sa réserve.

Comme ces parfums doux, imprégnés de fadeur, Qui remplissent l'amphore où le fruit se conserve? »

Page 1