‹ Œuvres poétiques.Chapitre 77 sur 235 · DEUS EX MACHINA · texte numérisé non relu

DEUS EX MACHINA

J 'aime le parc ouvert aux longues perspectives , Inondé de senteurs y de sons et de clarté , Où, dans la solitude et la sérénité, Passent d'un pied discret les Heures fugitives.

J'aime le livre d'or, le poëme enchanté Où le rhythme du cœur éclate en notes vives, Où, comme une alouette en pleine liberté, L'âme attire d'en haut ses sœurs au nid captives.

Mais, dans la page ardente ou sous les massifs verts, Que le maître du sol ou le maître du vers Comme un paon vaniteux surgisse à l'improviste,

Adieu les beaux aspects , mensonges du regard ! Où j'admirais le vrai , je ne vois plus que l'art , Et le Dieu disparaît devant le machiniste.

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