AU POËTE ANSELME MATHIEU
en recevant son livre : La Farandoulo
JLyieu fit Pesprit ailé pour quMl s'enfuie Aux horizons les plus étincelants; Mais où voler dans ces jours accablants Où l'oiseau même en fiberté s'ennuie?
L'eau tombe à- flots. Par la vitre qu'essuie Mon doigt distrait , mes regards indolents Musent en vain des venants aux allants :
Comme au dehors, au dedans c'est la pluie.
Le Rhône, en bas, chantonne et va son train; Et moi , je songe au repos souverain Qu'offre son lit au rêveur las de vivre.
Mais à ma porte on frappe. — Gai réveil ! Entrez, Messieurs l'Amour et le Soleil !
— Gentil poète , *on m'apporte ton livre.