A JULES JANIN
Sur sa traduction d*Horace
1 u peux Phabîller , à ta guise , De la toge ou du frac bourgeois^:
L'Horace que ton art déguise Garde au moins Fesprit d'autrefois.
Qu'on le serve en us, en patois j Le vin d'Albe toujours nous grise ; Mais il gagne une pointe exquise A passer par ton broc gaulois.
Aiguisant ses saveurs vieillies, Ta verve ajoute à ses saillies, Et le lecteur, buveur bénin.
Dit : « Qu'est ce cru de fine race ?
Il est vieux, on dirait Horace; Il est jeune, on dirait Janin. »