‹ Œuvres poétiques.Chapitre 89 sur 235 · AU POÈTE JEAN TISSEUR · texte numérisé non relu

AU POÈTE JEAN TISSEUR

V erse-t-elle toujours l'extase avec ses eaux , La Néris nivernaise? As-tu vu la Naïade?

Et ; pour guérir ton âme , ô poëte malade , A-t-elIe fait chanter ses flûtes de roseaux?

Le pic démolisseur a brisé vos berceaux, Gardiens caducs des prés, des bois, de la cascade; Le tunnel ténébreux éventre POréade, Et de la vieille Rhée on voit à nu les os.

Y songes-tu, poëte, alors qu'au pied d'un arbre. Soutenant dans ta main ton large front de marbre , Tu laisses dans le vide errer ton œil de feu?

Rêves-tu de Néris? Ha! maudit! je parie, Tu rêves d'accoupler le triple front de Dieu A l'infernal wagon de Satan-PIndustrie !

Page 1