LE FLEUVE
Le llouve dans son cours fertilise ou ravage. Tantôt il se déroule au milieu des prés verts, Tantôt il passe et fuit parmi des champs déserts ; Il rellète en son sein J'azur ou le nuage.
Mais (jue ses Ilots mouvants soient limoneux ou clairs. Jamais il ne se prend aux beautés du rivage. Se hâtant vers le terme, il poursuit son voyage, Court et va se jeter au sein profond des mers.
Ainsi l'humanité, comme une onde rapide, Se hâte sous un ciel orageux ou limpide, Entraînant dans sa course et la haine et l'amour.
l/un par l'autre poussés roulent les Ilots des hommes ! Nos parents écoulés furent ce que nous sommes, El nus fils après nous s'écouleront un jour.