‹ Œuvres poétiquesChapitre 110 sur 140 · ROSSINI · texte numérisé non relu

ROSSINI

A MON \MI IRSNCIS PL.VMK

Lors([U(', frappé (riin coup mortel, Le chantre de Guillaume Tell Sentit la mort déjà voisine, Il voulut retremper son cœur Au sang de Jésus-Christ vainqueur, Et mourir dans la paix divine.

Or, après que JLout fut fini Entre le prêtre et Rossini, Œuvre éternelle et ])ienheureuse, Le Maître au ministre de Dieu Jeta souriant cet adieu :

<f Votre voix est harmonieuse ! »

Tu l'as dit, ô musicien

Toujours vivant dans le chrétien,

Harmonieuse elle résonne,

ROssiNi 237

Cette voix au céleste accent, Qui, de la part du Tout-Puissant, Pacifie, absout et pardonne !

De tous tes amis d'ici-bas

Qui priaient durant tes combats,

Elle a consolé la tristesse ;

Et, dans les profondeurs des cieux,

Les chœurs des Esprits bienheureux

En ont tressailli d'allégresse.

Tes chemins sont par elle ouverts :

Par elle, des divins concerts Ton âme entendra l'harmonie, Si beaux à l'esprit enchanté Qu'ils font paraître sans beauté Les chants qu'enfanta ton génie !

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