‹ Œuvres poétiquesChapitre 39 sur 140 · SECOND SOLDAT · texte numérisé non relu

SECOND SOLDAT

Elle est folle, il est vrai, si nous ne sommes fous. Xon, ce n'est pas ainsi qu'on s'aime parmi nous !

Sainte épouse du Christ, généreuse chrétienne, La vertu de ton âme a passé dans la mienne. J'ai puisé dans tes bras la force de souffrir. Va, ma fille : à présent je puis te voir mourir.

CÉCILE, aux soldats.

Le dénoùment est proche. Avant qu'il s'accomplisse. Qui de vous me veut rendre un suprême service ? Des pauvres, des enfants, qu'en leur malheur j'aidais, Dispersés par la crainte ont fui loin du palais : Quelques-uns sont restés. De grâce, en ma demeure Laissez-les pénétrer avant ma dernière heure ; Je voudrais en mourant leur faire mes adieux. Je ne puis rien pour vous ; mais le maître des cieux, Qui bénit le bienfait comme il punit l'olTense, Se chargera du soin de votre récompense.

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( )iu' dira le préfet ? l'our moi, je n'y vais pas.

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