A LA MEMOIRE DE MA SŒUR SABINE
Ma sœur, étoile d'or de mon jeune horizon, Ange de la famille, ange du monastère, A toi, qui de ce monde as quitté la prison Et de l'éternité contemples le mystère.
J'offre ces simples vers, fleurs d'arrière-saison. Elles poussaient là-bas sur notre vieux gazon : Reçois-les. Verse-leur un parfum salutaire Qui monte jusqu'au ciel, qui pénètre la terre : Jette un regard ami sur l'humble floraison. Ma sœur, et sois toujours Fange de la maison.
LWIIHIYEE
Salut, toit paternel, maison qui m'as vu naître. Salut, bois et chemins tant de fois parcourus. Lieux où je fus enfant, où je reviens en maître, i
Heureux des biens laissés, triste des biens perdus. |
j Sous vos rameaux penchants, sous votre ombre champêtre Je retrouve, nichés mes souvenirs confus. Je les entends chanter, et je vois apparaître Les traits^toujours vivants de ceux qui ne sont plus.
J'ai grandi, j'ai vécu dans cette humble retraite: De mon printemps fini tout m'y redit la fête ; Ses sentiers ont gardé la trace de mes pas.
Là, je revoisie chœur de mes jeunes années. Qui, le' frontglumineux et de fleurs couronnées, Viennent à ma rencontre et me tendent les bras.