‹ Œuvres poétiquesChapitre 67 sur 140 · A UN JEUNE HOMME · texte numérisé non relu

A UN JEUNE HOMME

Toi qui sens en ton unie ardente Courir la sève du printemps, Dont la vie encore innocente Retient l'honneur de ses vingt ans,

Jeune homme, dont le cœur fragile Désire et craint la liberté, Et qui, dans un vase d'argile.

Portes tremblant ta chasteté !

11 est trois images bénies Qui te serviront de rempart.

Si tu les tiens toujours unies Dans ton ccKur et sous ton regard.

C'est d'abord l'image de celle (^)ui la première t'a souri, Dont la tendresse maternelh* D'un lait chaste et j)ur t'a noucri.

A UN JKUNE HOMME

Puis, e'osi le candide visage, Le sourire plein de douceur, De ta compagne en ton jeune âge, De celle à (|ui tu dis : ma sœur!

Eniin, il est une autre femme, Vierge cachée en sa maison.

Qui sera l'âme de ton âme , Le soleil de ton horizon.

Elle ignore, ta fiancée, Le nom- qui sera sien un jour.

Pourtant tu vis dans sa pensée : Elle t'a donné son aiuonr !

Son cœur te conserve lidèle, La virginité de sa foi.

Ah ! mon fils, garde-toi pour elle.

Puisqu'elle se garde pour toi !

( kie du vice aimable et funeste.

Son image écarte tes pas.

Comme cet ange, ami céleste.

Qui protège et qu'on ne voit pas !

LA liKALTi:

Quand la terre repose encore, Il est beau le rayon lointain, Premier sourire du matin Qui la réveille et la colore.

La vie est belle à son aurore.

Quand, rêvant un heureux destin, Elle vient s'asseoir au festin Qu'un rayon d'espérance dore.

Mais je connais, ô Dieu clément, Un spectacle encor plus charmant Que le réveil de la nature,

Que l'espérance en sa fraicheur, Et que la jeunesse en sa Heur :

C'est la beauté d'une âme pure.

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