LE SOMMEIL
Puis tous, Fâme saine Et les membres las, Gagnent leurs grabats, La bouche encor pleine.
Gomme ils dorment dru !
Leur rude épiderme Pose nud et ferme Sur le linge écru.
Perçant la muraille Leur ronflement sort.
Ainsi qu'on travaille On mange et l'on dort.
Pour quitter le gite Avant le soleil Ils épuisent vite L'urne du sommeil.
L'aurore a beau faire Hâte en se levant, Eux, les pieds à terre, Sont levés devant.
De l'aube naissante.
De l'air du matin, La fraîcheur piquante Golore leui- teint.
Un bout de prière.
Du pain frotté d'ail, Puis on part en guerrr :
Et gai le travail ! .