‹ Œuvres poétiquesChapitre 75 sur 140 · SI TU SAVAIS · texte numérisé non relu

SI TU SAVAIS

Auprès du berceau désolé D'où son ange s'est envolé, La mère pleure à demi folle, Et ne veut pas qu'on la console ; Car son cher lils s'en est allé.

Soudain, ô divine merveille, Dansle silence de la nuit.

Semblable au doux et léger bruit Que fait en volant une abeille, Une voix chère à son oreille Dit tout bas j « Puisque tu m'aimais, Ne pleure pas ! Si tu savais ! »

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