‹ Œuvres poétiquesChapitre 88 sur 140 · L'AUTOMNE · texte numérisé non relu

L'AUTOMNE

Voici les longs soirs revenus :

Le jour naît tard, et tôt s'achève.

Le soleil sans éclat se lève Sur les champs et sur les prés nus.

Les (leurs, les moissons ne sont plus : L'arbre languit, privé de sève.

La nature est triste ; elle rêve Aux dons charmants qu'elle a perdus.

Ce n'est pas encor la vieillesse, Mais ce n'est plus ni l'allégresse, Ni la lumière du printemps.

L'abîme est prochain, et l'année Fuit d'un cours rapide, entraînée Par les flots mobiles du temps.

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