LE DECLIN
Sur les champs, le soleil naguère Répandait des flots de lumière ; C'était un prodigue. Aujourd'hui, Il semble un pauvre qui partage Les restes de son héritage Avec de plus pauvres que lui.
L'astre vieilli, de son haleine S'épuise à réchauffer la plaine, Et lui jette tous ses rayons.
Rien ne rend la jeunesse absente :
Sa caresse glisse impuissante A la surface des sillons.
Tel l'aïeul, sur sou cœur sénile Presse l'enfant pâle et débile Dont l'œil mourant va se fermer.
En tombant sur sur ce cher visage.
Ses pleurs même, glacés par l'âge, Ne peuvent plus le ranimer !