‹ Œuvres poétiquesChapitre 95 sur 140 · LA MERE · texte numérisé non relu

LA MERE

Un enfant reposait dans les brus de sa mère : Sa bouche s'agitait et s'ouvrait à demi ; Il riait à son ange : elle, oubliant la terre, Souriait en silence à son fds endormi.

Mais, des yeux maternels, ô sourire éphémère ! Elle voila bientôt son visaoe attendri.

Des pleurs mystérieux emplirent sa paupière. Quelle mère ne pleure après avoir souri ?

Coulez, célestes pleurs que l'amour fait répandre! L'enfant, s'il vous voyait, ne pourrait vous comprendre^ Mais Dieu vous voit, vous compte et connaît votre prix.

Baignez l'enfant qui dort, larmes saintes et pures ! Qui sait que de douleurs, de fautes, de souillures. Les larmes d'une mère épargnent à son fds ?

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