‹ Œuvres poétiquesChapitre 114 sur 121 · ANTISTROPHE I · texte numérisé non relu

ANTISTROPHE I

Tu crois, d'un éternel flambeau Eclairant les forfaits d'une horde ennemie,

Défendre à la nuit du tombeau

D'ensevelir leur infamie; Déjà tu penses voir, des bouts de l'univers, Sur la foi de ma lyre, au nom de ces pervers.

Frémir l'horreur publique, et d'honneur et de gloire

Fleurir ma tombe et ta mémoire.

Comme autrefois tes Grecs accouraient à des jeux,

Quand l'amoureux fleuve d'Élide Eut de traîtres punis vu triompher Alcide, Ou quand l'arc pythien d'un reptile fangeux

Eut purgé les champs de Phocide.

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