LYCORIS, CAMILLE, D\R
Reine de mes banquets, que Lycoris y vienne; Que des fleurs de sa tête elle pare la mienne ; Pour enivrer mes sens, que le feu de ses yeux S'unisse à la vapeur des vins délicieux. Hàtons-nous, Theure fuit. Un jour, inexorable, Vénus, qui pour les dieux fît le bonheur durable, A nos cheveux blanchis refusera des fleurs, Et le printemps pour nous n'aura plus de couleurs. Qu'un sein voluptueux, des lèvres demi-closes, Respirent près de nous leur haleine de roses; Que Phryné sans réserve abandonne à nos yeux De ses charmes secrets les contours gracieux.
Quand l'âge aura sur nous mis sa main flétrissante, Que pourra la beauté, quoique toute-puissante? Nos cœurs en la voyant ne palpiteront plus.
C'est alors qu'exilé dans mon champêtre asile^