‹ Œuvres poétiquesChapitre 69 sur 121 · LYCORIS, CAMILLE, D\R · texte numérisé non relu

LYCORIS, CAMILLE, D\R

Reine de mes banquets, que Lycoris y vienne; Que des fleurs de sa tête elle pare la mienne ; Pour enivrer mes sens, que le feu de ses yeux S'unisse à la vapeur des vins délicieux. Hàtons-nous, Theure fuit. Un jour, inexorable, Vénus, qui pour les dieux fît le bonheur durable, A nos cheveux blanchis refusera des fleurs, Et le printemps pour nous n'aura plus de couleurs. Qu'un sein voluptueux, des lèvres demi-closes, Respirent près de nous leur haleine de roses; Que Phryné sans réserve abandonne à nos yeux De ses charmes secrets les contours gracieux.

Quand l'âge aura sur nous mis sa main flétrissante, Que pourra la beauté, quoique toute-puissante? Nos cœurs en la voyant ne palpiteront plus.

C'est alors qu'exilé dans mon champêtre asile^

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