UN JEUNE DANDY
Oh ! votre muse sans rivale Vous crée académicien.
BAÏKOFF^ à l'oreille du Jeune dandy, en montrant la princesse. Pauvre sénateur, je Tavale !
LE SÉNATEUR^ à l'oreille du jeune dandy, en montrant la fiancée deBalliofr. Va , va, je te coifferai bien !
UNE DEMOISELLE y en dansant, à sa mère. Il est trop laid , je le déteste.
UNE MÉRE^ du côté droit.
Mais quitte-le d(mc , ce Kosak.
l'épouse DU CONSEILLER^ du c6té gauc&e.
Voyez , que ma fille est modeste.!
LE STAROSTE
Pouah ! comme ils sentent Tarak !
l'épouse d'un autre conseiller^ à sa fille, debout auprès d'elle. Pst j le sénateur te regarde ; Droit le corsage , à bas le gant.
LE STAROSTE^ montrant la poignée de son sabre. S'il passe encore , avec ma garde J'enfonce une côte au brigand !
LE CÔTÉ GAUCHE , «n chœUF.
Ah ! que de beautés t quelle grâce !
Combien de maris à tromper !
LE CÔTÉ DROIT, enchœur.
Puisses-tu périr et ta race I Puisse la foudre vous frapper !
JUSTIN POL '^^^ à Bestoujrff, en montrant le sénateur. Un coup de poignard , ô mon maître !
Sinon , je lui donne un soufflet.
BESTOUJEFF.
Qu'importe la mort de ce traître!
Fermez ce couteau, s'il vous plaît; Vous lui fournissez une excuse Pour casser l'université.
Déjà leur instinct vous accuse D'un jacobinisme ef&onté !
JUSTIN POL
Mais il mourra dans les supplices !
Au nom de ton peuple et du mien!
BESTOUJEFF.
Attendons des jours plus propices ; Alors mon bras suivra le tien.
JUSTIN POL
Sous ce fer,' la main me démange !
BESTOUJEFF.
Arrête ! songe à ton pays...
JUSTIN POL
Permets au moins que je le venge!
BESTOUJEFF.
Et tous les tiens que tu trahis !
JUSTIN POL
Bourreaux , tyrans , pa^de engeance !...
BESTOUJEFF^ l'entraînant vers la porte.
Viens avec moi , quittons ce lieu.
JUSTIN POL
0 mon pays ! et la vengeance , Qui donc nous l'apportera !
LE PRÊTRE
Dieu!
( Soudain la musique change et JoueTair du Commandeur. ]
LES MABTYRS. 289
(Soudain la musique change et Joue falr du oommandeor. )