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LA MORT DU COLONEL

(ImprovisaUon.)

Dans un désert muet, une verte compagnie de chasseurs s'arrête devant la cabane du garde-chasse. La sentinelle yeille à la porte, et le colonel expire dans la chambre. Des groupes de paysans sont accourus des environs. Ce doit être

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un chef puissant et glorieux, puisqu'il est tant pleUré par le peuple, qui s'informe avec angoisse de ses blessures. s Qu'on selle mon deâtrier fidèle et couvert de gloire dans chaque rencontre ; je veux le voir encore avant ma mort : qu'on me l'amËnc ici, dans ma chambre, auprès de mon lit. Donnez-moi mon uniforme de chasseur, mon coutelas, ma ceinture et mes cartouches. Soldat polonais, je veux mourir comme Czarniefki, mourir en regardant mes armes. «

Et quand le cheval, les yeux en pleurs, fut sorti de la chambre, le prêtre y entr^ muni du pain des anges. Les soldats polissent ea su regardant, et le peuple prie à genoux devant le seuil. Même les vieux faucheurs du temps de Koslir versé du cœur des ennemis et de leurs g et pas une larme, se prennent à pleurer 'iËres du Viatique.

in entend sonner la clochette de la cha- B de chasseurs devant la cabane; car le ^jà les environs. Le peuple vient contem- Li guerrier. Étendu sur une natte d'osier, ans ses mains ; sa tète est appuyée sur la selle recouverte de sa bourka : le fusil double et l'épée au côté.

Mais d'où vient que ce chef dans ses vêtements de chasseur a des joues si virginales ? Et ce sein... ôciel! c'est une viei^e lithuanienne 't !

— Le colonel des insui^és, ËHILIE PLATER ^' 1

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