AU NIÉMEN
Niémen , ô mon fleuve natal ! où sont les ondes que jadjs, enfant, je puisais dans le creux de ma main; sur lesquelles, jeune homme, je voguais vers de lointaines solitudes : cherchant le calme et la fraîcheur pour mon âme altérée?
Ici Laure, admirant avec orgueil le reflet de sa beauté, aimait à fleurir les tresses de ses blonds cheveux ; là, dans le sein de la vague arg'entée, jeune insensé, souvent de mes larmes je troublai sa transparente image.
Niémen , fleuve natal ! où sont tes sources d'autrefois, et
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près d'elles tant de bonheur, tant d'espérances? Où-sant les douces joies de nos premières années?
Et les peines plus douces encore de Tâge des tempêtes? EtLaure^ où donc est-elle? que sont devenus mes amis? Tout' est passé ! mes larmes ne passeront-elles jamais ^' ?