‹ Œuvres poétiques complètesChapitre 89 sur 161 · CH€CUR · texte numérisé non relu

CH€CUR

Une troupe d'oiseaux voraces le déchire; qui daignera le défendre? Plus de terme ^ plus de terme à ses supplices!

LE MAGE

Que faut-il à ton âme pénitente afin d'alléger ses tourments? Veux-tu des prières ou des aliments consacrés? Voici du lait^ du pain; voilà des fraises et du fruit. Parie ; que faut-il à ton âme pour qu'elle puisse pénétrer aux cieux ?

LE DAHKÉ.

Aux cieux?... Tu blasphèmes! Aux cieux ^ moi! Oh ! non^ je ne veux point aller aux cieux. Je veux seulement que mon âme abandonne au plus vite ce corps en lambeaux. J'aimepou voir exprimer toi roaomatepée ti pittores<|ue : z trzatkiem syjria sie iikrzyska. Malt le polonais étant une langue mère, ces arrangements de paroles doivent s'y rencontrer beaucoup plus souvent que dans les langues dérivées , sans même que Pintention de l*écrivain j wM pour quelque chose.

LA YEILLÉB DBS MORTS. 179

rai» cent fois mieux aller en enfer et supporter tous les supplices des damnés au fond même de l'abîme^ que de rôder ainsi sur la terre arec les esprits impurs» de Toir les vestiges de mes anciennes orgies^ les monuments de mon ancienne cruauté ; de me traîner sans cesse^ altéré^ affamé^ du couchant à Taurore^ de l'aurore au couchant^ et de nourrir les oiseaux de proie. Mais, 6 tourment! tds sont les suprêmes décrets* tant que mon corps ne sera pas désaltéré^ rassasié de la main d'un de mes sujets^ mon àme maudite ne pourra s'en détacher... (Apcteuoe panse.) Ah! que la soif me brûle I De feau^ une g outte d'eau sur m^ lèTres pour le ciel ! ah !* deux grains de blé seulement!

CHCEUR.

Ah! que la soif le brûle! De l'eau ^ une goutte d'eau sur ses lèvres pour le ciel! ah! deux grains de blé seulement!

CHOEUR DES OISEAUX IfOCTUR^S *<»>.

Cest en vain qu'il supplie^ c'est en vain qu'il sanglote. Nous autres^ nobr essaim ^ corbeaux^ chouettes et vautours^ jadis tes serviteurs^ nous que tu as fait périr de misère^ nous mangerons les aliments^ nous boirons les liqueurs. Holà^ hé ! vautours^ chouettes et corbeaux^ avec nos ongles et nos becs recourbés^ déchirons^ dépeçons ces offrandes. Quand même tu les tiendrais déjà dans ta bouche^ nos serres sauront y plonger; elles atteindront^ s'il le faut^ jusqu'au foie. Tu ignoras la pitié ! maître; à notre tour^ corbeaux^ chouettes et vautours^ ignorons la pitié ; dé<;hirons^ dépeçons ces aliments: et^ quand ils seront engloutis^ dépeçons^ partageons son cadavre^ dépouillons ses os de la chair !

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