‹ Œuvres poétiques complètes de Shelley (volume 2)Chapitre 15 sur 105 · I.KS CFNCI · texte numérisé non relu

I.KS CFNCI

agenouillerons aulour de loi, et nous le prierons avec ferveur d'avoir pitié et de nous et de toi.

CENCI

Mes amis, je regrette que cette fille insensée ait gâté l'allégresse de notre fête. — Bonne nuit, adieu ; je ne veux pas vous faire plus longtemps les spectateurs de nos stupides querelles domestiques. A une autre fois.

Tous sortent, excepté Cenci cl lu-atiice.

Ma cervelle nage dans le vertige : donne-moi une coupe de vin.

A Béatiice.

Et toi, vipère peinte ! Farouche bête que tu es ! Belle et cependant terrible ! Je connais un charme qui te rendra douce et apprivoisée. Maintenant relii'c-toi de ma vue !

Béatrice sort.

Ici, Andréa ! remplis ce verre de vin grec. Je disais que je ne boirais plus de vin ce soir ; mais il le faut. Car, chose étrange à dire, je sens mes esprits défaillir, en pensant à ce que jai résolu de faire.

H boit.

0 toi, vin, sois dans mes veines la résolution de la fougueuse jeunesse, linébranlable volonté de la virilité, l'infamie impassible, froide et subtile de la vieillesse ; comme si tu étais en vérité le sang de mes enfants que j'avais soif de boire. — Le charme opère ]... Cela doit s'accomplir, cela s'accomplira, je le jure !

n sort.

Page 1