A LEIGH HUNT
Mon cher ami, c'est d'un lointain pays, et aprè.? des mois qui m ont semblé des années, que j'inscris votre nom en tête du dernier de mes essais littéraires.
Les écrits que j'ai jiubliés jusquici n'ont guère été autre chose que des visions, où fai voulu joersonnifier mes propres conceptions du beau et du juste. J'y fais la pi art des défauts littéraires qui viennent de la jeunesse et de l'impat'ience ; ce sont les rêves de ce qui devrait être, ou peut être. Le drame cpue je vous présente est une triste réalité. Je mets de côté la jirésomptueuse attitude du poHe enseignant; je me contente d'y peindre, avec les couleurs queme fournit mon propre cœur, ce qui a été.
Si j'avais connu quelqu'un plus Iiaulement doué que vous de tout ce qui fait le vrai mérite d'un homm.e, j'aurais sollicité jjour cet ouvrage l'honneur de son nom. Quelqu' u)i de plus noble, de plus honorable, de pluslionnète et de plus brace; quelqu'un dune tolérance plus élevée à l'égard de tous ceux qui pensent ou agissent mal, et en même temps