U>'E VOIX
S'unissent !
PANTHÉA
Vois, les Esprits de la Pensée Humaine, enveloppés de doux sons comme de brillants voiles, sapprochent.
CHCEUR d'esprits (de la Pensée himiaine)
Nous nous joignons à l'entrahiement de la danse et de la chanson, portés dans l'espace par le tourbillon de joie ; comme le poisson-volant bondit hors des profondeurs de la mer Indienne, et se mêle aux oiseaux de mer à moitié endormis.
cnœuR d'heures D'où venez-vous, si sauvages et si légers ? car des sandales d'éclair sont à vos pieds, et vos ailes sont suaves et douces comme la pensée, et vos yeux sont comme lamour sans voile.
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CHOEUR d'esprits (de la Pcnsrc humaine)
Nous venons de l'esprit de l'humaine race, qui ('tait naguère si obscur, si obscène, si aveugle ; maintenant c'est un océan de purc^ émolion, un ciel de sereine et puissante action...
De ce profond abinn» de ravissement et de béatitude dont les cavernes sont des palais de cristal ; de ces tours célestes où les pouvoirs couronnés de la Pensée sont assis, attentifs à voire danse, Heures fortunées!...
Des ])rofondi's reli'ailes des caresses enlrelac(''es, où les amoureux vous saisissent par vos tresses flottantes ; des îles a/.urées où la douce Sagesse sourit, retenant vos vaisseaux avec ses artifices de Sirène...
Des temples élevés de l'oreille et de l'œil de Ihomnie, ayant pour vonte Sculpture et Poésie ; des murmures des souices non scellées, où la Science baigne ses ailes dédaliennes.
Années après aniu'cs, à tiavers sang et larmes, et un épais enfer de haines, d'espérancM'S et de eiainles, nous av(ms g'uéé et volé, <>t les îlots étaient peu nombicux où les fleurs aux boutons flétris du boniieur poussaient.
Chacun de nos ])ieds aujourd'hui est c]iauss(' de (■aime, et la rosé(î de nos ailes est une |)luie de baume ; et. au delà de nos yeux, l'ainour humain irgne, (pii lait tout ce (jnil voit dans le Paradis.
ciKHa K wi.spp.ns et it"iu;ri;ES
Alors, entremêlons le tissu de la mysli(|ue cadence; des profondeurs du ciel et des li(»ities de la terre acc(Uirons, rapidi's Esprits de la puissance cl du plaisir, rem-
plissons la danse et la musique dallégresse, comme les vagues de mille courants se précipitent dans un océan de splendeur et d'harmonie !
CHŒUR d'esprits (de la Pensée iiuniainc)
Notre victoire est gagnée, notre tache est accomplie, nous sommes libres de plonger, de planer, de courir en deçà ou au delà de la limite qui circonscrit le monde d'un cercle de ténèbres.
Nous dépasserons les yeux des cieux étoiles et pénétrerons dans le blanc abime pour le coloniser; Mort, Chaos et jVuit au bruit de notre volée s'enfuiront, comme le brouillard devant lassant de la tempête.
Et Terre, Air, et Lumière, et lEsprit de Puissance qui emporte en tournant les étoiles dans leur fuite enflammée ; et Amour, Pensée, et Souffle, les pouvoirs qui étouffent la Mort, partout où nous planerons, suivront notre vol.
Et notre chant bâtira dans la plaine libre du vide un monde que lEsprit de Sagesse gouvernera ; nous emprunterons notre plan au nouveau monde de l'Homme, et notre œuvre s'appellera Proméihéenne.
cnœiR d'heures
Brisons la danse, et dissipons le chant ; que les unes partent, et que les autres demeurent.
PREMUER DEMI-CHCEUR
Nous, au delà du ciel, nous sommes emportées dans l'espace.