QUATRIÈME FRAGMENT
Tu es le vin dont l'ivresse est tout ce que nous pouvons désirer, ô Amour ! et les âmes heureuses, avant que de la vigne les feuilles d'automne tombent, te recueillent,et abreuvent de leurs coupes débordantes mille âmes altérées de ta rosée d'ambroisie. Tu es le rayonnement qui investit l'océan partout où il roule ; e^ quand les cieux sont bleus, tu les remplis ; et quand la terre est belle, l'ombre de tes ailes mourantes pénètre ses déserts et ses montagnes , jusqu'à ce qu'ils se revêtent de la beauté comme dune brillante robe. Tu planes toujours au milieu des tours des hommes, et comme un air suave au printemps, qui agite la forêt encore endormie, habillant de feuilles ses branches nues et exposées au vent, tu flottes au milieu des humains, et tu implores toujours ce qu'ils devraient implorer de loi. Les faibles seuls s'agenouillent devant loi, t'oflrant les cœiu's que les puissants ont brisés.... Où chercheral-on un vêlement que lu ne puisses oftrir? ...