‹ Œuvres poétiques complètes de ShelleyChapitre 118 sur 138 · UN ÉTUDIANT EN DROIT · texte numérisé non relu

UN ÉTUDIANT EN DROIT

Que penses-tu de notre brillante manifestation, mon vieil ami? Voilà qu'on aperçoit le rougeoiement des torches enflammer la nuit à l'orient, et la voix des clairons nous arrive sur la vague du vent. La voici ! et leurs sons, flottant ici autour du cortège, réveillent l'air étonné,

PREMIER CITOYEN

Je ne pense pas autre chose, sinon que les blessures de notre pays peuvent encore être guéries. Le roi est juste et gracieux, quoique à présent de mauvais conseil-

lers pervertissent sa volonté. Ceux-ci une fois déposés.

SECOND CITOYEN

Comme les vipères déposent leurs peaux et gardent leur venin, ainsi les rois changent souvent. Conseils et conseillers sont pendus l'un à l'autre , cachant la honte, comme l'ignoble rapiécctage des haillons dun lépreux.

LE JEUNE HOMME

Quoi! Toujours ces pensées dissonantes! — Ecoutez la nuisi(jne grandir surTair enchanlc' ! Voyez les torches llaniboyant sans rei)os, et la multitude partagée comme des vagues devant la proue d'un amiral !

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