SCENE V
ARCHY
J'irai vivre sous le lierre qui couvre la terrasse, et compter les larmes versées sur ses vieilles racines, pendant que le vent chantera la chanson :
« Un oiseau privé de sa compagne se percha gémissant sur un rameau d'hiver. »
Il chante.
« 0 mon Dieu ! l'alouette et le hibou ! L'une s'envole au matin, et l'autre gémit la nuit; seul le rossignol, pauvre âme folle, chante comme le fou dans les ténèbres et dans la lumière :
« Un oiseau privé de sa compagne se percha pleurant son amour sur un rameau d'hiver ; le vent gelé éclata en haut, le courant glacial en bas.
« Il n'y avait plus de feuilles sur la forêt nue, plus de fleurs sur la terre, et peu de mouvement dans l'air , excepté le bruit des roues du moulin. »