VANE
Les girouettes sont immobiles sur les tours de labbaye. Les éclairs d'argent de l'étoile du soir, en dépit de la fumée de la cité, disent que le vont du Noi-d règne dans lair supérieur. Remarque aussi la fuite de ce nuage aux ailes floconneuses, voguanten travers de Ste-Marguerite.
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Salut, rapide héraut de la tempête! Le rude pilote qui guidera les cœurs libres comme le sien, à des royaumes aussi purs que toi, au delà des atteintes de la tyrannie, au delà des toiles de cette araignée gonflée... au delà
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des malédiclioiis , des calomnies et des mensonges des prêtres athées !.... Et loi, belle étoile, dont le rayon se couche sur l'immense atlantique, en travers de ses zones de tempête et de calme;, brillante comme le sentier qui conduit à une demeure aimée, oh! éclaire-nous vers les îles de la contrée du soir ! Semblables à des Edens llotlants bercés dans la lueur du soleil couchant, à travers le brouillard lointain des années touchées par l'espérance qui s'en va, elles rayonnent ! Régions solitaires, 011 les pauvres dupes et victimes du pouvoir n'ont jamais encore apaisé la sauvage terreur des rois avec le plus pur sang de leurs très nobles cœurs ; dont la rosée est encore pure des larmes de ceux qui séveillent pour pleurer chaque jour les malheurs sur lesquels il se lève; dont l'air sacré et silencieux ne connaît encore aucun écho des blasphèmes formels; où des rites impies ne faussent pas le culte libre de Ihomme en le ({('tournant du Dieu (jui nous aime au pauvic ver qui nous-envie son amour ! Reçois, toi jeune [monde] de Paradis, ces exilés V(>nus du vieux monde plein de p(''chés ! . . . Ce climat glorieux, ce lirmament, dont les lumières dardent une inlluence adouci(î à travers leur voile datmosphère pâle et bleue ; dont les larmes enlreliennenl la veidure (|iii jiave cette humide tei're (|ui nourrit tout ; ce vaporeux hoiiz(jn, dont le vague ciicuit est bastionné i)ai' la mer qui l'entoure de ses flots, repoussant linvasion de ses tours sacives, pèse sur moi comme» la grille dun cachot, une liasse et sombre voûte, un iuur humide et ('ti'oil. L iinivei's sans boi'ues devient une cflliilr ln)|i clioilc |M)iir liinic (|iii n'coiiiKijt im ni:iili'(' ; lundis (\nc le coin i<- plus rcpunssant de cette innncnsc prison. 1 Ani^lrici ic csi un nid de paix ber-
CHAULES F'" 3J9
çanle bàli sur les hauteurs de la montagne, pour ceux qui ont les esprits d'aigle des hommes libres, qui errent en liberté à travers le ciel et la terre, qui méprisent l'orage du temps , et contemplent la lumière de la vérité, et reviennent couver des pensées qui ne peuvent mourir et ne peuvent être repoussées. Semblables à des aiglons flottant dans le ciel du temps, ils planent audessus de leur proie, et s'abattront à travers palais et temples frappés du tonnerre