LA LUNE DÉCROISSANTE
Et, couunc une dame mourante, maigre et pâle, qui chancelle euvrloi^pcc dans un voile de ga/e, hors de sa chambre, coïKlnite par hi df-nieiicc et les faibles égare-
ments de sa cervelle défaillanle, la lune se leva sur l'orient ténébreux, masse blanche et sans forme.
A LA LUxNE
Es-tu pâle de lassitude d'escalader le ciel et de regarder la terre, vagabondant sans compagne au milieu des étoiles dune autre race que toi, et changeant toujours comme un u'il sans joie qui ne trouve aucun objet digne de sa constance ?
Toi, sœur choisie de l'esprit, qui te regarde jusqu'à ce qu'il ait pitié de toi...
Splendeur invisible de l'étincelant soleil qui vas te lever sur nos ténèbres, si létoile, qui maintenant te fait signe de sortir de ton trône brumeux, pouvait fondre les nuages qui engagent une obscure guerre avec tes jeunes rayons !
J'arrivai dans les déserts du sombre sommeil , ce monde qui, semblable à une solitude inconnue, borne celui-ci de ses retraites immenses et profondes.
La Conséquence aveugle et invisible veille sur les allées et venues et voltige sur ton sommeil coupable.
dévoilant chaque action nouvellement éclose, et les pensées plus spectrales que ces actions.
Je rêvai que l'esprit de Milton se levait, et prenait à l'arbre vert de la vie son luth Uranien ; et sous ses touches un doux tonnerre roula et ébranla toutes les choses humaines élevées en mépris de l'homme, et les trônes sanglants, les autels impies, les prisons et les citadelles tremblèrent. ..