LE TAON
Humî Hum ! Hum ! Des lacs alpestres, et des cranes froids et gris des montagnes, je viens. Hum! Hum! Hum ! — du Maroc et de Fez, et des palais élevés de la Byzance d'or; des divins temples de la vieille Palestine, d'Athènes et de Rome, avec un ha ! et un hum ! Je viens ! Je viens !
116 ŒUVRES l'UKTiyUES UE SHELLEY
Tous les intérieurs, toutes les fenêtres m'ont été ouverts ; j'ai vu lout ce que fait le péché, ce que voient à peine les lampes qui brûlent la nuit près du lit enveloppé (le rideaux, les impudentes lampes ! car elles ne rougissaient pas de honte ; en bourdonnant et chantant, j'ai tiré loua de son assoupissement, retentissant comme le cliquetis d'un quincaillier. Hum ! Hum! Hum !
Loin ! Loin ! Loin ! avec la trompe de mes lèvres et l'aiguillon de mes hanches je l'ai poussée — bien loin! Loin ! Loin ! Loin ! — De cité en cité, abandonnée de la pitié, un vaisseau sans boussole ni étoile; — sans asile elle passait, comnje un nuage sur le vent, <'herchanl la paix, li'ouvant la gueire ; elle est ici sur son char de bien loin, de bien loin ; hum ! hum ! — Je l'ai aiguillonnée et torturée ; maintenant le venin 0|)èiv; et quand vous l'aui'iez pendue avec accompagnement de cant et de chicane, elle ne serait pas plus morte (|u'elle ne le SCI"! bientôt ; je l'ai amen(''e tout pi'ès de vous, sous la linu'. Nuit et joui", luun ! hum! ha! — jai iioui'douné et tand)ourin('' à ses oreilles de idace en place, jusqu'à ce (|ue je l'aie rcîudue unielle. Hum ! Hum ! Hum !
LA SA>(;siK Je sucerai sang on fange;! La maladie de l'Etat est la pléthore ; (jui pourrait la réduire comme moi?
LE UAT
J'atteindrai à la dt''rob(''e et tirerai le sang de sa traché'e-ai'lère, en rauipant à travers ci'evasse, fcnl*' et trou, avec ma (piciie df serpent, et mes ilancs si souples.
l'IlK.ANXX
Arrièic ! toi. ver inutile! u»i:is;iiiK-iir , et toi (.m t;i.)ii),
ŒDIPIS TVR ANNUS ] 17
slupide scarabée, retourne à l'enfer ! aiguillonner les ombres des rois de Babylone, et lo à la tète de vache.
LES POURCEAUX à l'intérieur
Ugh ! Ugh ! Ugh! Salut! Divine lona, nous cesserons bientôt d'être cochons, pour devenir taureaux, avec cornes et fanons.