‹ Œuvres poétiques complètes de ShelleyChapitre 72 sur 138 · SECOND ESPRIT · texte numérisé non relu

SECOND ESPRIT

Je vois la lumière, et j'entends le bruit. Je voguera sur le flot de la noire tempête, le calme au dedans, et autour de moi la lumière qui fait de la nuit le jour. Et toi, quand l'obscurité sera profonde et complète, regarde de ta stupide terre, enchaînée dans l'assoupissement ; tu pourras apercevoir alors mon vol, semblable à celui de la lune, bien loin dans les hauteurs.

Quelques-uns disent qu'il y a un précipice où un vaste pin glacé menace ruine sur des monceaux de neige et des abîmes de glace au milieu des montagnes Alpines ; et que l'ouragan languissant, poursuivant cette forme ailée, vole pour toujours autour de ces branches

blanchies, renouvelant sans cesse ses sources aériennes. Quelques-uns disent que, quand les nuits sont sèches et claires, et que les rosées de mort dorment sur le marécage, le voyageur «MUend de doux chuchotements, (|iii font de la nuit le jour ; et une forme d'argent semblable à son premier amour passe, portée sur sa sauvage et étincelante chevelure ; et quand il se réveille sur Iherbe odorante, il trouve que la nuit est le jour,

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