ODE A NAPLES
EPODE I
.rétais dans la cité exhumée de son tombeau; et j'entendais les feuilles d'automne semblables aux pas légers d'esprits passant à travers les rues ; et jciUendais là voix endormante de la montagne tressaillir par intervalles à travers ces salles sans voûte. Le tonnerre fatidique et pénétrant ébranla l'âme attentive dans mon sang suspendu, Je sentis la Terre parler des profondeurs de son cœur ; je sentis sans entendre. A travers les blanches colonnes, élincelait le Ilot de l'océan qui porte les îles, une jjlaine de lumière entre deux cieux d'azur. .\utour de moi maints sépulcres brillants jetaient des lueurs : le Temps, comme s'il prenait plaisir à épargner la Mort, n'avait point eflacé' leur pui'c beauté : chaque
il) I.":iuletir a raltaclit» l>eau(0up des souvenirs de sa visile à Pitiiipei et à Itaia à renlimusiasnie excilé en lui par la |)ioilamaliiin diiii jjouvernenicnl eonsliuitionnel à Naples : ce qui a donné une teinte d'imagination pitKtrescpie et descriptive aux épodes préliminaires, cpii peij;nenl ees scènes, el quel<|ues-uns des sentiments majestueux constannuent liés à cet événement pa>Jsionnaiil. S.
linéament vivant apparaissait aussi limpide que dans la pensée du sculpteur; et là les guirlandes de myrte pierreux, de lierre et de pins, comme des feuilles d'hiver recouvertes de la neige qui les moule , ne semblaient même pas se mouvoir ni pousser, parce que le silence cristallin de l'air pesait sur leur vie, comme le Pouvoir divin qui alors berçait toutes choses couvait la mienne.