LES CAPTIFS
Captifs et gémissant sous un joug abhorré; Aux bords des fleuves d'Assyrie
LES tlAPTIFS 303
Nous nous sommes assis et nous avons pleuré . Au souvenir de la patrie.
Nous avons aux rameaux du saule ami des pleurs
Suspendu nos harpes muettes.
Chantez, fils de Sion, nous disaient nos vainc[ueurs,
Chantez les hymnes de vos fêtes.
Chanter nos hymnes saints loin de Sion en feu
Et dans la poussière avilie !
trône de mes rois, ô temple de mon Dieu !
Jérusalem, si je t'oublie !
Si tu n'es pas l'objet de mon unique amour
Et de mon unique espérance !
Si mon imique vœu n'est pas de voir le jour
De ton heureuse délivrance!
Que ma main droite sèche et ne puisse en ses doigts
Tenir la harpe qui console!
Et que ma langue aride et mes lèvres sans voix
Perdent le don de la parole I
Rappelle-toi, Seigneur^ le détestable Edom!
Frappez, criait-il avec rage, Détruisez leur cité, leur temple, et que leur nom
Meure avec eux dans l'esclavage !
Toi qui comblas les vœUl de nos voisins jalouï , Fille impure de Babylone,
Des maux et des douleurs que tu versas sur nous, Que le bras de Dieu te couronne !
Mère d'un culte impie et d'un peuple assassm,
Ville impudique et meurtrière, Heureux qui saisira tes enfants dans ton sein
Et les brisera sur la pierre!