LA JUSTICE DE DIEU
La majestueuse puissance Du Dieu qui créa l'univers, Dans les deux, la terre et les mers, Éclate avec magnificence.
Mais ses jugements sur les rois, Lorsqu'il renverse du pavois Des monarques pieux et sages. Ressemblent au goufflre profond De ces océans sans rivages Dont la sonde ignore le fond.
D'autres siècles et d'autres âges Ont vu de noires passions Entrechoquer les nations Dans d'épouvantables orages.
lia Gùi vudes usurpateurs Cimenter de sang et de pleurs Un pouvoir acquis par des crimes, Et leurs héritiers glorieux
ISÀIB 3(6
Devenir princes légitimes D*un bien volé par leurs ayeux.
Si sur cette sanglante arène
Vous cherchez d'un regard troublé
Le secret auguste et voilé
De la Justice souveraine,
Prenez garde qu'en votre cœur
Le doute affireux n'entre, en vainqueur
Et que votre foi ne périsse, ■
Semblable à cet homme imprudent
Qui penché sur un précipice
Y trébuche en le regardant.