‹ Œuvres poétiquesChapitre 74 sur 96 · LA POULE ET LES POUSSINS · texte numérisé non relu

LA POULE ET LES POUSSINS

Une maudite pie aiix instincts malfaisants, D'arbre en arbre volait autour d'une prairie,

Ëpiatit de poussins une troupe étourdie

Qui déjà désobéissante, Lorsqu'à peine de Tœuf ils quittaient la coquille, Sans souci du péril couraient dans tous les sens.

La pauvre mère de famille

 les rappeler s'égosille.

Vains efforts l de ses fils elle voit le plus beau Atteint et déchiré par le cruel oiseau.

Mes enfants, aimez votre mère;

Obéissez à son premier appel,

Vous vivrez longtemps sur la terre

Bt serez reçus dans le ciel.

LA VERTD A L'ÉPREUVE

Un homme avait un chien si modeste et si sage Qu'il était admiré de tout le voisinage.

Outre le don de la fidélité Par où le chien sur l'homme a l'avantage, On le vantait surtout pour sa sobriété.

Vertu qu'on trouve peu chez la race canine.

Jamais, au grand jamais, laissé dans la cuisine

Seul, à jeun, pressé par la faim, il n'avait dérobé même un morceau de pain.

Son maître en était fier. Or, un jour qu'à sa table D'assez nombreux voisins se trouvaient réunis,

H paria que trois jours et trois nuits Médor, tel est le nom du héros de ma fable.

Bien enfermé sous clef dans Varrière logis,

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